
Le retour de la barbe est devenu un sujet qui permet au magazines féminins de remplir le vide de leur maquettes au moment du bouclage. L’étendard des barbus est désormais porté par les incontournables Sebastien Tellier, Hermann Dune…mais on nous cache l’essentiel : est-ce chic ou ridicule ? Ca gratte ? Et comment la tondre ? Est-ce que cette tendance remonte à Karl Marx ?
Les barbus d’aujourd’hui sont végétariens et le poil au menton est
affiché comme un symbole de douceur et de coeur, à la manière du beau gosse du
numéro 21 de ma rue qui porte une barbe qui ne pousse jamais plus,
figée dans sa perfection, le beau con. Le marché de la tondeuse à barbe se développe en conséquences et Georges Michael
(né Georgios Kyriacos Panayiotou, ça ne s’invente pas) en avait été
l’archange annonciateur à la grande époque de Wham : il affichait une
barbe qui avait la perfection d’un jardin anglais, délicat et lisse, poilu tendance queer. Pour ceux qu’irritent les
poils, et qu’irritent les lotions anti-irritations (je lève la main) mais qui veulent quand même mettre le rouge aux joues des filles
sans trop d’efforts, reste la barbe postiche. Un artifice qui faisait fureur dans les teufs des catacombes à l’époque de Ramses et qui devrait être remis au goût du jour. Un postiche amovible permet en effet d’être barbu avec Anne à 16h00 (une femme à hommes à barbe)
puis lisse avec maman à 18h00 (rase-toi mon fils) et barbu à nouveau
avec Agathe à 21h00 (ça pique mais c’est follement tendance et ça
compte beaucoup pour Agathe un mec tendance…).
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