

De Joy Division, Thom Jurek dit: ils ont laissé peu de morceaux et un écho qui résonne toujours. Formule applicable à l’ensemble des acteurs de l’éphémère, vivace et sombre Hacienda, repère et repaire dans la morne nuit mancusienne (1982-1997), applicable à l’ensemble des acteurs de la dispendieuse et pourtant minimale Factory Records. Ainsi et malgré l’invraisemblable difficulté à compiler ce qui s’est égaré dans la nature (industrielle), Matthew Robertson’s s’est appliqué avec méticulosité à regrouper la production graphique du label.
Flyers, posters, tracts et pochettes de disque, pièces uniques, fondateurs d’un style froid, minimal, épuré et typographe (réminiscence constructiviste), désespérément émouvants à jamais sont réunis dans ce livre. La part y est faite belle à Peter Saville, principal créateur pour Factory Records, qui a notamment dessiné la fameuse couverture de Unknown Pleasures en s’inspirant d’un graphique de 100 impulsions consécutives émises par une étoile à l’agonie (the final flashes of a dying star). La fête est finie, elle résonne encore.
Factory Records: The Complete Graphic Album (broché) de Matthew Robertson, Thames & Hudson, 23 € 71 chez Amazon.
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