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On a qu’une vie et, comme le disait Mme Ben Barka à son héros de mari : « il te faudrait 50 vies pour faire ce que tu as à accomplir et une cinquante et unième pour m’aimer ». C’est ce qu’aiment les rockologues dans la petite histoire du rock’n roll : les destins inaccomplis. Je tire un peu Frank Zappa par les cheveux pour en arriver là : un site et un livre. Un site : crosstowntraffic. Tu reconnais l’allusion au titre d’hendrix. Bien : tu es de ceux qui finissent la soirée auprès des platines du maître de maison, à disserter sur les faces B des Blue Cheer et la manière dont ils ont un jour, parait-il, foudroyé un chien d’un arrêt cardiaque tant ils jouaient fort (j’adore cette histoire, elle me ravit). Crosstown traffic n’a pas cette anecdote mais une somme d’autres petits clous à la ceinture du rock. La rockologie est avant tout basée sur ces faits et c’ets le mélange de musique et d’attitudes qui fait que ne rentreront jamais dans mon panthéon les The strokes (trop propres), les The U2 (pas assez dangereux) alors que Andrew Loog Oldham et les Blue Cheer y reposent en paix, hey men !

Le livre : le guide snob du rock’n roll raconte avec humour tout cela et le reste aussi, ce qui n’est pas essentiel mais qui fait que l’église de rockologie reconnaît les siens à travers le monde à une blague sur Elvis, une allusion à Syd (ben non, pas vicious qui n’entrera jamais au Panthéon).
Dictionnaire Snob du Rock’n Roll, Scali, 11/2006

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