mao_kiss

A bicyclette hier soir j’ai parcouru la ville en musique (la ville en musique, pas moi,  je me refuse à siffloter le 21 juin ni à effectuer le moindre pas de danse) jusqu’au moment où, devant une église, le son d’un saxo m’a fait tourner la tête pour présenter mon meilleur profil à la mélodie (le gauche, le droit est un peu poqué,  un peu dur de la feuille).
Point de groupe de soul poisseux et suintant la débauche et les mouvement de pelvis incontrôlés, non : un groupe de rock chrétien sur une scène surélevée avec un public assez surexcité. L’ensemble ressemblait à une tentative de communication télépathique par la musique sur un mode « en transes pour être plus près de toi mon Dieu ».  La jeune  chanteuse, les joues rosies par l’effort – ou la transgression – chantait comme on… ben justement non, pas avant le mariage et l’énergie qu’ils mettaient tous à souffler dans leurs instruments à vents, à lisser leurs manches de guitare et à faire monter leur petites voix dans les aigus m’a fait comprendre tout le paradoxe du rock chrétien :

les paroles ont beau chanter Dieu et la pureté morale,
les hanches et les mains, elles, vont finir au confessionnal.
Pour le plaisir je vous offre un moment de méditation avec un chanteur prédicateur online
Soyez bénis à bientôt

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