52, vla les flics, suite de ma playlist idéale avec un rêve de chaud vu du froid : « california dreamin’ » de The mamas and the papas, un groupe qui forme une trinité dans l’esprit de tous les vrais « dudes » du monde avec les Beach Boys et les Birds… Birds avec qui la jolie chanteuse, Michelle Phillips, a fricoté – avec Gene Clark pas avec Crosby je vous rassure – provoquant l’explosion du groupe… « I’d be safe and warm, if I was in LA… »
Je n’ai jamais été emballé par les Foals jusqu’à aujourd’hui, just another band coincés entre Bloc Party et The Rapture… Leur nouvel et second album, « Total life forever », qui devrait sortir dans les semaines à venir est bluffant, varié, atmosphérique, à fleur de peau… premier single ici en vidéo : « Spanish Sahara ».
Hop, vidéo de la semaine, Tiga et son titre « shoes » que j’ai découvert la semaine dernière en voyant les ravages que le remix de ce titre, beaucoup plus relevé au niveau rythmique et basses, fait sur une piste de danse… Si vous connaissez les références du remix de ce titre, je suis preneur, les moyens pour me contacter sont dans l’onglet « Mais qui est Chic type ? » en haut de la page…
Doublement présent dans ma playlist idéale, « Redemption song », un des derniers titres enregistrés par Joe Strummer avant sa mort (il en a aussi fait un duo avec Johnny cash), évidemment cover du titre de Bob Marley : une playlist idéale à lui seul Bob, rien à jeter…
J’aime Joe Strummer, c’est sans doute le musicien rock à l’image duquel j’adhère le plus, sans aucune réticence : sa manière de traverser le monde et les cultures légèrement mais en sachant regarder aussi dans le caniveau, sans se protéger dans une voiture climatisée, d’être une éponge aux univers étrangers tout en restant authentique… Quand il chante Bob, il le fait à la manière du Cockney qu’il est : a « man of good fortune, man of poor begining » comme dirait Lou Reed.
50 ème titre de ma playlist idéale : on prend le virage à la corde avec le vrombissant « let’s stick together »…
Deux personnes en Brian Ferry – celui que l’on imagine faire des reprises sombres dans un piano bar oublié de Casablanca, « play it again sam » et qu’on a aimé écouter en boucle sur le périphérique pour s’évader un dimanche – et le Brian Ferry des clubs de Soho, clinquant et tout en apparences (ici la Touch 70’s). Les années passeront en secouant sa garde robe, les exigences et le Glamour qui cachaient le crooner authentique… Pas de vidéo de cet authentique là aujourd’hui, cela risquerait de gacher votre journée… Quand passe le ferry, « smoke gets in your eyes » : voilà le titre de Brian – cover des Platters- qui aurait mérité sa place ici. En numéro 100 peut être ?
Enjoy
Demain soir au Scopitone – ex Paris Paris, qui propose des lives plusieurs soirs par semaine sur un mood très NY / camden Town – les New yorkais de The Antlers seront en live, accompagnés de Tiny Viper. Une soirée folk rock US toute en introspection (l’album de The Antlers s’appelant « the hospice », je mettrai ma blouse blanche pour l’occasion… ). « Docteur Carter, 2 g de Morphine pour ces jeunes garçons, vite on est en train de les perdre !!! »
The Antlers, The hospice , French kiss records.
49 ème titre de ma playlist idéale : paint it black des Stones, j’ai hésité avec Happy, autre titre qui mériterait sa place mais je ne suis pas ici que pour faire le malin avec des titres obscurs, les classiques s’imposent… enjoy
La maison rouge, fondation Antoine de Galbert, poursuit sa quête de collections privées à dévoiler avec une exposition « Vinyls, disques et pochettes d’artistes », collection de Guy Schraenen.
A l’évocation de cette expo, de battre mon cœur s’est arrêté – sur un contre temps, mon coeur est musicien – comme tout collectionneur de vinyls et obsessionnel des playlists thématiques… Une très très courte nuit dans les jambes et c’est autour d’un petit déjeuner que Paula Aisemberg, directrice de la Maison Rouge, m’a tout de suite réveillé d’un café très serré et en me parlant un langage qui montre la singularité de la démarche : il ne s’agit pas d’une nouvelle rétrospective des vinyls qui ont marqué l’histoire de la pop musique. Ici, le projet a la force qui est celle qui ronge les collectionneurs : une collection de vinyls concerne le son, l’image, les clans et mouvements musicaux… Autant d’entrées pour nourrir son vice, reclasser, associer : écoles visuelles, prises de sons de happenings ou de lectures, pressages sous le manteau qui retrouvent aujourd’hui leur force de contestation face à l’immatérialité de la musique digitale, mouvements (fluxus, le Nouveau Réalisme, le Pop Art…) ou séries de vinyls réalisés par des artistes (Raymond Pettibon sur Sonic Youth et Black Flag… un régal).
Autour de l’exposition, un projet digital a été monté par l’artiste Daniela Franco (une soeur en obsession playlistique). D’autres artistes lui ont confié des listes (parfois sur un mood ou un thème) de titres ou d’albums et toutes ces playlists sont consultables sur le site le site du projet : Face B. Je vais de ce pas lui concocter une playlist bien tordue…
L’exposition se tiendra jusqu’au 16 mai à la maison rouge, 10 boulevard de la bastille.
A ne pas rater dès ce soir dès 20 h : tous les jeudi soirs, on baisse la lumière dans les salles d’expos, on monte le son pendant l’happy hour et une personnalité (journaliste, artiste ou collectionneur) se met aux platines pour partager sa sélection …
et faire chanter les vinyls… qui, lors des plages de silence, font le doux bruit d’un feu de cheminée…
Quelques un de mes clichés de l’expo, merci à l’équipe de la maison rouge pour la visite érudite
Une adaptation cinématographique assez gothique d’Alice au pays des Merveilles de Lewis Caroll, par Jonathan Miller pour la BBC en 1966… Le film ressort en DVD en mars. Enjoy…